Warning: array_shift() expects parameter 1 to be array, boolean given in /verdunca/spip/config/ecran_securite.php on line 245 Pourquoi un pélerinage - Diocèse de Verdun - Vie catholique et actualité des paroisses en Meuse
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Pourquoi un pélerinage


La Foi, ça commence par les pieds !

1. Des pèlerinages qui désencombrent
2. Des pèlerinages pour se laisser évangéliser
3. Des pèlerinages lieux de liberté ouverts à tous.

4. Des pèlerinages au service de la pastorale du diocèse.

 

La Foi, ça commence par les pieds !

« Si vous m’aviez demandé de parler des pèlerinages au début des années 70, je vous aurais dit que ceux-ci ne survivraient pas à la modernité. Mais aujourd’hui, je dois bien reconnaître qu’un bel avenir leur est promis… » a écrit Danièle Hervieu-Léger, auteur de plusieurs ouvrages.
Le premier mot de Dieu dans l’histoire du salut lance un homme, Abraham, sur les routes de l’aventure. « Va vers la terre que je te montrerai ». Et puis, il y a la suite… Moïse entraîne un peuple dans une longue Pâque de quarante années dans le désert. Elie refait le chemin de l’Exode pendant quarante jours. Jésus lui-même, nouveau Moïse, refait le chemin de l’Egypte… Avec ses apôtres, il marche sur les chemins de Palestine. Toutes les rencontres se font sur le chemin, au désert, au puits de Jacob… Tous, ils marchent, ils vont vers ... un ailleurs. Et nous ?

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1. Des pèlerinages qui désencombrent

Un vieil ami montagnard, homme des cimes, murmurait parfois quand il garnissait son sac avant de partir : « l’ennemi de l’homme, c’est le poids ». Au temps de Jésus, des hommes prenaient la route sans rien, des messagers en sandales sur des « semelles de vent ». Plus on allège son sac, sa vie, pour ne garder que l’essentiel, mieux on avance.
Il faut se dépouiller du superflu, pour retrouver son être intérieur et ses questions fondamentales. Quand on projette un pèlerinage, n’est-ce pas vivre l’expérience de cette Juive, Etty Hillesun, disparue dans un camp nazi : « Il y a en moi un puits très profond et dans ce puits, il y a Dieu. Parfois je parviens à l’atteindre. Mais plus souvent, des pierres et des gravats obstruent ce puits et Dieu est enseveli. Alors il faut le remettre à jour… »

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2. Des pèlerinages pour se laisser évangéliser

Une femme, Madeleine Delbrel , qui a passé toute sa vie en milieu populaire, disait ceci : « Si tu vas au bout du monde, tu trouveras des traces de Dieu, mais si tu vas au fond de toi-même, tu trouveras Dieu lui-même. »
Dans un pèlerinage, on découvre des lieux marqués par l’histoire religieuse, enracinés au fil des siècles dans la ferveur populaire. La Tradition nous rappelle que sur tel site, très tôt, un culte célébrait tel ou tel épisode évangélique… Peut-être faut-il lire les « traces de Dieu » sur ces lieux.
Mais, en plus d’une route vers un lieu, le pèlerinage n’est-il pas également un moment pour rencontrer les autres ?... Rompant pour un temps avec ses habitudes et son environnement quotidiens, libéré des balises de l’habituel qui bordent son chemin, le pèlerin est peut-être mieux que jamais en situation d’accepter cette aventure qu’est « l’autre », le découvrir et vivre avec lui quelque chose d’autre.
Plus fondamentalement encore, cette rencontre avec autrui qui nécessite d’accepter que l’autre existe tel qu’il est et non tel que nous voudrions qu’il soit, est un voyage au bout de soi, une quête de sa propre profondeur, de sa propre énigme. « Ce que nous serons n’a pas encore été manifesté » dit saint Jean.
Autrement dit, les lieux où nous allons nous rendre ne sont pas « une fin en soi », mais surtout une démarche pour faire un voyage au fond de nous-mêmes une occasion de ré-entendre pour « notre aujourd’hui » la parole de Jésus. « Il n’est plus ici, il vous précède en Galilée » disait l’ange, à la Résurrection ; la Galilée d’aujourd’hui, c’est le cœur de chaque homme, de chaque femme… sanctuaire de Dieu… « Avec le Christ, ce qui est désormais sacré, ce ne sont pas nos bâtiments, mais l’homme ! »
Citons Maurice Zundel : « Le temple va s’écrouler et désormais quel sera le sanctuaire de Dieu ? l’homme. C’est l’homme qui sera désormais le seul sanctuaire de la Divinité… Au lavement des pieds, Jésus est à genoux devant ce ciel que chacun est appelé à devenir. Mais bien sûr, c’est un Dieu que l’on ne peut pas connaître si l’on ne devient homme. On atteint ce Dieu-là quand on devient vraiment un homme, quand on devient une personne, une source, une origine, un espace, un créateur. »

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3. Des pèlerinages lieux de liberté ouverts à tous.

Dans notre marche terrestre, nous ne sommes pas tous sur la même route mais le pèlerinage est proposé à tous, qu’ils soient ou non des « chercheurs de Dieu » et quelle que soit leur distance par rapport à l’Eglise. La richesse d’un pèlerinage que nous voulons école de tolérance et lieu où « l’homme » chemine dans la plus grande liberté, se situe dans la diversité des personnes, de leurs parcours, de leurs questionnements.
Les hommes et les femmes d’aujourd’hui se rattachent à l’Eglise de manière diverse. Beaucoup ne participent plus désormais qu’aux grandes fêtes liturgiques comme Noël et Pâques. Dans ce contexte, le pèlerinage, parce qu’il se déroule hors du cadre des paroisses ou institutions habituelles ne peut-il pas être un lieu de liberté où l’on tisse différemment un fil avec l’Eglise ? « Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père » et divers sont les chemins vers Dieu.

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4. Des pèlerinages au service de la pastorale du diocèse.

Loin d’être déconnecté de tout lien avec l’Eglise diocésaine et sa Pastorale, un pèlerinage peut être au contraire un « outil » au service de l’évangélisation et de la mission de l’Eglise, l’occasion de la première annonce ou de resserrer des liens distendus, parfois même disparus. Si le monde n’a pas changé à son retour, peut-être le pèlerin le regardera-t-il autrement. N’est-ce pas là le premier pas de conversion et de réconciliation qui est au cœur du message évangélique ?
Ne faut-il pas aller plus loin ? Le pèlerin pourrait être « l’envoyé » d’une communauté, porteur de toutes les intentions des personnes qui, pour différents motifs, ne pourront jamais se déplacer ni vivre un pèlerinage : nous pensons aux handicapés, aux malades, à tous les gens blessés par la vie dans leur cœur, leur corps, leurs moyens d’existence matérielle et pour qui l’expérience du pèlerinage n’est pas toujours possible. La mise en route d’un groupe de pèlerins est bien un acte d’Eglise.
Nous souhaitons que tout pèlerin découvre toujours son chemin d’Emmaüs et fasse l’expérience de la Rencontre du Ressuscité : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant tandis qu’il nous parlait en chemin ? ».

 Les Directeurs de Pèlerinages
de la Province ecclésiastique de Besançon

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